À Marrakech en 2026, comptez 4 à 6 % brut en location longue durée et 6 à 10 % brut en courte durée, avec une moyenne de marché autour de 7 %. Un riad bien placé et bien géré peut atteindre 12 % brut. Mais entre le brut affiché et ce qui reste réellement, il faut retirer environ 1,5 à 2 points.
Le rendement brut se calcule sur le loyer annuel divisé par le prix d’achat. Il ignore tout le reste : charges de copropriété, taxe de séjour, ménage et blanchisserie en courte durée, commissions des plateformes de réservation, périodes creuses — l’été marrakchi est un vrai trou d’activité — et travaux d’entretien. En pratique, ces postes retirent 1,5 à 2 points. Un « 8 % brut » devient un 6 % net, ce qui reste bon, à condition de l’avoir prévu.
C’est l’évidence la plus souvent oubliée : à loyer égal, le rendement dépend du prix payé. C’est pourquoi les meilleurs ratios en longue durée se trouvent à Semlalia et à l’Agdal, où l’on entre pour 28 000 à 32 000 €, et non dans les quartiers les plus prestigieux. Payer 15 % trop cher ampute durablement le rendement, quelle que soit la qualité de la gestion ensuite.
La courte durée rapporte deux à trois fois plus en revenus bruts, mais c’est une exploitation : réservations, accueil, ménage, réponses aux voyageurs, saisonnalité marquée. La longue durée demande quelques heures par an. Si vous vivez à l’étranger sans gestionnaire sur place, la longue durée est presque toujours le choix rationnel — sinon il faut budgéter une conciergerie et l’intégrer au calcul dès le départ.
Dernière mise à jour : juillet 2026.